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Dent du chat - 3 octobre 2021

Un peu avant huit heures nous nous retrouvons à 6 devant Mobilier de France. Quelques gouttes viennent s’écraser sur les parebrises. Ce petit désagrément matinal n’entame pas l’ardeur des présents. Nous prenons deux voitures et « en avant Guingamp », autoroute, traversée de La Ciotat et mince !... un cul-de-sac. Demi-tour et nous choisissons de nous arrêter sur la route de la corniche La Ciotat-Cassis à l’intersection avec le tracé de la rando.

Café et viennoiseries apportées par Gérard (merci Mathieu), don du reste des petits pains au chocolat à deux campeurs stupéfaits et heureux qui prenaient leur café face à la ville et la mer en contrebas et nous voilà harnachés dans le premier sentier.

Le chemin est caillouteux mais sans difficultés. Devant nous se dressent d’anciennes carrières d’où sort un bruit d’armes automatiques. Il y a un champ de tir. Au-dessus, reposant sur un lit en « poudingue*, nous apercevons des grottes et à l’étage supérieur l’arche majestueuse. Arrivés au niveau du stand de tir, nous entamons la montée vers les merveilles précédemment citées. Visite des grottes, une enfilade de baumes et découverte de la Dent du chat, pour être honnête le dentier a explosé ! des dents, il y en a partout. Impossible de déterminer la vraie. Ceci n’enlève rien à la beauté du paysage, au contraire.

Nous poursuivons notre ascension et arrivons à un belvédère avec vue sur la « Couronne de Charlemagne, les vignes en côteaux de Cassis, un rayon de soleil sur la ville, plus loin, un peu dans la brume les sommets des Calanques et en contrebas la mer argentée parsemée de taches sombres formées par les nuages. Un vent frais (un peu exagéré, nous sommes proches de Marseille) vient nous rafraîchir.

Nous poursuivons notre route en longeant la falaise avec vue plongeante sur la mer qui commence à moutonner. Puis le sémaphore est en point de mire et enfin surgit le Bec de l’Aigle magnifique, emblème de la Ciotat avec les chantiers. Nous marchons sur un chemin en béton qui longe de très belles propriétés : constructions en pierres, restanques à l’ancienne. Une centaine de mètres avant le sémaphore, nous empruntons une sente, plein nord, qui descend dans un vallon. Arrivés aux portes de la ville, nous remontons plein ouest et décidons, enfin, de chercher un endroit pour nous restaurer. Il n’est pas loin de midi quand même !

Nous trouvons cet endroit. Quelques pierres, au bord du sentier, serviront de banc.

Pour se mettre en bouche le vin d’orange, frais à souhait, d’Evelyne, porté par Alain (eh oui, il est venu !), Chantal avait eu l’excellente idée d’apporter des biscuits d’apéro, nos salades et sandwichs accompagnés sobrement de nos eaux respectives, un pain d’épices aux écorces d’oranges et miel du Gâtinais, café, quelques minutes de farniente et en route.

Démarrage difficile, une montée assez longue sous le soleil. Enfin descente parmi quelques bruyères en fleurs et nous arrivons joyeux et heureux aux voitures. Chacun donne les données de son GPS, rien ne concorde, mais les chiffres sont approchants. Voici les résultats « officiels : 10,02km pour 589m dén+.

 Pierre.

* Poudingue : roche sédimentaire composée de galets arrondis

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